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mardi 9 décembre 2008

MEMPHIS, ELVIS ET JESUS

Coincé

En effet, plus au Sud ce sont des risques de tornades, plus au nord, ce sont les risques de neige et de vent, je suis donc coincé sur la 40…

Après avoir quitté Memphis sans avoir vu Elvis, le seul personnage presqu’aussi important que Dieu lui-même qui nous blesse à tous les cent kilomètres et nous rappelle nos péchés les plus excitants, l’adultère, la gourmandise et l’envie… ces trois là ont vraiment la cote, ils occupent à l’occasion des panneaux publicitaires dont les dimensions sont difficiles à évaluée, vus de l’autoroute.
J’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un assemblage d’au moins 6 ou 7 feuilles de contreplaqués de 4pi.x8pi. réunies pour totaliser une bonne surface.
Sur l’adultère je n’ai pas réussi à lire l’extrait de la bible des "Corinthiens" je pense, j’ai essayé de lire l’avis mais à 110 kil/heure, au tiers du texte je compris que j’étais condamné!
Plus loin sur la gourmandise, là je sais qu’après deux lignes plus du deux tiers des états-uniens ne verront jamais le paradis, j’ai l’impression qu’ils ont choisi d’en profiter avant de crever…
Pour ce qui est de l’envie, l’armée américaine s’en charge…

Ce matin j’ai pris mon courage à deux mains, pour ceux qui me connaissent, vous savez où il est. Je me suis rendu, les yeux fermés presque, la Holy Bible entre les deux jambes (j’en ai pris une dans le tiroir du motel, il y en avait trois pour une chambre à deux , j’en ai conclu que la troisième était un don de Dieu et qu’elle m’était destinée.
Je me suis rendu au Waffle Machin, annocé. partout, presqu’aussi répandu que le Kentuky Fried Chiken (KFC), le MacDonald et que le Burger King !
L’affiche est plus grosse que le bâtiment…
Un Waffle, c’est une gaufre faite sur place, ils en sont très fiers, tout le monde mange ça ! Le matin, le midi et le soir.J’ai ai commandé une, la serveuse était surprise,: « Only One? » Avec courage j’ai assumé. Vous direz que je n’ai pas de couilles!

On m’a offert du beurre… j’ai dit Oui! Ce n’était pas du beurre, personne dans le commerce ne savait ce que c’était, on s’est tous mis à lire la liste des ingrédients et on a conclu que jamais une vache pouvait faire ça sans pêter et je suis poli!

Ensuite j’ai demandé, comme il se doit du bon sirop d’érable… j’ai reçu du sirop, j’ai demandé si c’était du sirop d’érable. J’ai traduit « Maple syrup » avec beaucoup d’assurance puisqu’au Québec il y plus de Maple Street que de rues Des Érables, je sais de quoi je parle.

Le personnel ,dont certains sont là depuis quinze ans, s' est mis à lire l’étiquette, le seul mot manquant dans la recette de plus de 3 pouces de long par 3 pouces, écrits en si petits caractères que le plus vieux employés ont dû ajouter à leurs lunettes achetées un dollar au WalMart, une loupe pour découvrir que le mot magique, manquant était MAPLE.
J’ai demandé alors de la confiture au fraises, tout le monde était sur le qui-vive, on a trouvé un truc qui nommait la chose par son nom et on m’en a donné 12 en guise de compensation et d’excuses, comme seuls les états-unien sont capables de faire. C’est touchant.

Pour ce qui est du mélange principal, dont ils sont si fiers, personne n’a pu me dire ce que c’était, ça leur arrive pré-mélangé une fois par semaine dans des camions réfrigérés, dont on ne sait où.
Je leur ai suggéré : L’interstate 40th ? Ils ont ri, la bonne humeur régnait partout.
Pour me faire plaisir, on a ouvert devant moi, un contenant vierge! Viarge!

Quand ils ont su que je n’étais ni noir, ni latino, ils ont souri et m’ont traité de « Canadian » devant tout l’monde. Je leur ai pointé du doigt ma plaque d’immatriculation : Je me souviens, Québec.
Ça ne riait plus! J’ai dû traduire!

Demain matin au petit déjeuner, je m’offrirai encore cette gelée brassée par Monsieur Kraft lui-même.

Le tout pour 5 dollars U$. incluant un café régulier puisque les cafés irréguliers ne sont pas permis! Ici, pour les étudiants des HEC,  un historique de cette bizeneusse et de ses fondateurs riches à craquer de tous ces $5 

J’ai oublié de vous dire que le « country » omniprésent à tous les postes de radio est maintenant contaminé par toutes les improvisations d’air de Noël qui s’y ajoutent. J’ai eu droit à 5 exemplaires du Minuit Chrétien, que je chantais à plein poumon à mon tour dans la version originale… C’était de toute beauté, des harmonies faites par des anges, des archanges, générant des vibratos et des échos divins … j’allais toucher le doigt de Dieu comme dans le portrait au dôme de la chapelle sixtine, n’eut été d’un commercial, improvisé, annoncé sans manière par le Santa Klaus local lui-même et que je me devais de rencontrer le soir même au « Shopping Center » de Fort Smith pour la somme de 5.00$, montant versé aux œuvres de charité organisées par les « Knights of Columbus » et le « Salvation Army » local.
J’en ai perdu toutes mes harmonies et j’ai remis mon disque, un de trois, que j’écoute à répétition depuis 5 jours et 5 nuits. Je les connais par cœur.

Demain Oklahoma City m’attend, je ne les ai pas avisé de mon arrivée ce sera une surprise

mercredi 9 janvier 2008

LE CO-FONDATEURS DE WAFFLE HOUSE


ATLANTA - It’s well past midnight and a movie theater manager sits down to supper after his shift. A couple nearby sips coffee. In walk two women who have, in all fairness, seen better days, their jeans worn thin, their hair matted.

The women don’t even merit a stare. This is Waffle House.

This is where college professors and construction workers sit side-by-side at yellow counters. It’s a 24-hour diner where the coffee’s always on, the grits always bubbling. It’s where hungry folks from all walks have been coming for 50 years to get cheap, hot food that’s become as familiar as the matter-of-fact greeting:

“Hey ... what y’all havin’?”

There are 1,500 Waffle Houses spread across 25 states, as far west as Arizona and as far north as Illinois, but the chain is still rooted deeply in the South and retains a distinctively down-home, blue-collar aura.

Maybe it’s the simple menu anchored by eggs, grits and hash browns “smothered and covered” in cheese and onions, the firm cash-only policy or the fact it serves most meals for under $5. It somehow feels like breakfast at Grandma’s house — before she started worrying about her cholesterol.

“You know at every (highway) exit there’s a simmering pot of grits waiting for you,” said John Edge, director of the Southern Foodways Alliance at the University of Mississippi. “Waffle House is a company that manages to be a national presence that still generates local pride, and that’s tough to do. Boysenberry syrup from IHOP is not in our vernacular.”

But such warm feelings have been tempered in recent years by accusations of racism.

Lawsuits
In January, black customers from four Southern states filed federal lawsuits claiming that Waffle House servers announced they wouldn’t serve blacks, deliberately served unsanitary food to minority patrons, directed racial epithets at blacks and became verbally abusive when asked to wait on blacks.

Dozens of plaintiffs have made similar claims in the last decade. This month, the operator of Waffle Houses in Virginia settled lawsuits with 12 customers, including black, Asian-American and Hispanic patrons, who said they were treated rudely.

Waffle House executives insist they’ve been sued only because they’re a big company and they’re quick to point out that the restaurant was among the first eateries to integrate after its founding in 1950s Atlanta.

“We serve all races,” said co-founder Joe Rogers. “We’re just a target. We’re not guilty and never have been.”

Waffle House started in September 1955 after Rogers, then a regional manager for a now-defunct diner chain out of Memphis, Tenn., walked up to a real estate agent who lived two doors down and proposed a partnership.

Rogers knew fast-food shops like McDonald’s were just starting and he had an idea for an in-between, a sit-down restaurant that rivaled the speed of drive-ins.

“He said, ’You build a restaurant and I’ll show you how to run it,”’ recalled Tom Forkner, Waffle House’s other founder.