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samedi 4 avril 2009

Un quartier historique en désolation, N.O. Louisianne


Des exemples de restauration indiquent la qualité architecturale en jeu. Ce quartier est habité par une population noire et pauvre qui doit se conformer aux directives du comité formé de 10 blancs et qui dictent toutes les exigences.... Il y a ceux qui le peuvent et d'autres qui n'en peuvent plus... selon les témoignages il reste encore plus de 35% du quartier qui ne pourra pas se conformer et qui risque la démolition, l'expropriation ou la perte éventuelle de leur propriété.


Comme on peut le constater, l'héritage riche, laissé par les français et les espagnols de jadis impose une charge énorme à cette population pauvre et désolée. Tout ce quartier est en permanence sous le niveau de la rivière Mississipi et de la mer... en moyenne 8 pieds et dépend de la solidité des digues.
Politiquement ce n'est pour personne un quartier qui compte!
D'autres photos sont disponibles ici :http://picasaweb.google.ca/RoberpierreRpM/EUCatherinaNouvOrlLA#et là :http://picasaweb.google.ca/RoberpierreRpM/EUQuartierFrancaisNouvOrlLA#
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dimanche 1 mars 2009

SanCristobal, là où ça se gâte!


Quand on dit que l'INTERNET se rend partout! Ceux qui ne l'ont pas au Québec devraient utiliser cette image pour faire valoir qu'au Mexique même dans des blaids oubliés il y a la haute-vitesse disponible...


Je suis à 10 minutes à pied du CENTRO impeccable. Des familles entières logent dans ces cabanes où la maison est aussi le lieu de commerce, la vente de charbon est probablement la plus sale...je n'ai pas osé les photographier. Ces maisons existent dans cet état brut depuis au moins 15 ans voire 20 ans que me disent certains résidents... je n'ai senti aucune agressivité, les gens sont souriants, y a-t-il un feu qui couve?

En planches récupérées, en tôles rapiécées, sans eau courante et l'égoût se rend on ne sait où...
A droite ce sont des centres de consultation et d'aide pour les paysans qui viennent ici trouver le bonheur et la richesse près du CENTRO RICO... sur la photo ce sont des gamins pas des adultes!!!


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SanCristobal, là où ça se gâte

Double-cliquez pour agrandir
30 hommes, 30 degrés, 30 mètres, 30 jours, 30 pesos/jour

29 février 2009
SanCristobal de Las Casas, Chiapas
Au périmètre du CENTRO HISTORICO.

Ça se gâte rapidement
« El CENTRO HISTORICO » c’est la poule aux œufs d’or, comme me le révélait José Romeo Vargas Macosay, Architecte, Urbaniste et Directeur des services de la ville.

C’est finalement assez petit, tout y est impeccable, on lave le trottoir continuellement, on ramasse les crottes de chiens, on enfouit les conduites d’eau, de gaz et d’électricité !
Je n’ai vu cela nulle part ailleurs à date!

Présentement il y a un chantier, une seule rétro-caveuse armée d’un marteau piqueur et plus de trente ouvriers qui cassent le pavé de 10 pouces d’épaisseur à la masse!!
Le manche de la masse est souvent plus haut que celui qui le manipule.. J’ai quelques photos!

Tout le monde est beau, les autos et les autobus nolisés y sont interdits si bien que les groupes de touristes se suivent dans la rue comme s’ils y étaient encore …Je pique au hasard un bout de l’information que le guide mexicain déclame avec fierté.

Moi j’ai décidé de comprendre un mystère à la fois… :A SanCristobal où commence et finit le Mexique que j’ai connu et celui que je découvre ?

C’est simple, on regarde la carte, c’est noir sur blanc, c’est un carré protégé de 1 kil par 1.5 kil environ. Il suffit de poursuivre sa marche et là subitement on traverse un pont, une rivière, « el rio Amarillo », c’est joli comme nom n’est pas ? Eh bien faut voir et sentir la puanteur qui s’y dégagent. Ce ruisseau serpente une grand partie de la ville et plusieurs ponts dont le nom évocateur de « puente blanco » (le pont blanc et non le pont puant) le chevauchent…Autant la rue principale est propre à pouvoir s’y assoir autant ce ruisseau qui est en dehors du carré est laissé à lui-même… d’un côté on vend tout ce que les blancs désirent et de l’autre on laisse les mexicains à leur sort, dans la saleté et dans le sable…

J’ai pris plusieurs clichés pour bien illustrer cette réalité. On continue sa marche, San Cristobal est enclavé dans une couronne montagneuse et plus on avance vers les flancs de montagnes plus on se rend à l’évidence de la pauvreté et de la négligence à investir les sommes requises pour régler le problème des infrastructures de base : La réfection des rues et de tous les services publics, eau, électricité, égout.
A proximité les égouts se déversent directement dans le ruisseau.
Autant dans le quartier protégé et rentable on règlemente tout, l’éclairage, l’affichage, la salubrité, autant au-delà de ce périmètre on ferme les yeux et on laisse les gens à leur sort.
Il ne faut pas s’étonner que des groupes de citoyens se révoltent.
Ici au cœur du CENTRO, le centre culturel « zapatiste » très fréquenté, est une coopérative. Il est très beau et offre de la documentation et de l’information politique ouvertement. C’est un lieu où on encourage le marché équitable et des ateliers d’échanges. C’est là que je prends mon espresso du matin.

Des quartiers entiers sont construits depuis 15 et 20 ans et sont encore au brut, avec structure apparente et murs en maçonnerie brute et tout plein de barres d’armatures qui se dandinent au vent comme des quenouilles séchées au Québec à l’approche de l’hiver.

A chaque jour je me dirige dans un axe particulier, hier c’était le sud, aujourd’hui c’était l’ouest, demain sera le nord…
Ces banlieues accueillent surtout les paysans des montagnes. Des organisations sociales sont omniprésentes pour leur permettre de s’intégrer à la vie urbaine et ce mariage n’est pas acquis…loin de là! Les plus chanceux se retrouvent dans le « CENTRO HISTORICO » à vendre à vil prix leur artisanat magnifique en utilisant leurs jeunes enfants comme bouclier émotif.
Plusieurs privilégiés sont chauffeurs de taxi ou chauffeurs de « colectivos », des petits autobus urbains (mini-fourgonnettes) qui passent et repassent à un rythme fou et s’arrêtent au moindre signe de la main.
Plusieurs font aussi le signe de la croix à chaque fois qu’ils croisent une église, un crucifix, une statue… ne pas confondre!

Le Mexique ne semble pas pouvoir générer assez de travail pour tout son monde, surtout si la paysannerie débarque en ville comme c’est le cas. On est à la limite de la mendicité, mais rien de comparable à ce que j’ai déjà vu dans plusieurs villes du Maroc ou dans du sud de l’Algérie.
C’est tout même curieux, un pays bordé par deux océans, des richesses naturelles en abondance, des champs cultivables à perte de vue, du soleil, de la pluie et … et… c’est quasi inexplicable !

Pas étonnant que les marchés de la drogue et le trafic d’armes soient si fleurissants.

Ils ont mis un homme la d’sus!
L’homme à la main de fer dit-on. Le président élu avec 36% des voix jusqu'en 2012, Felipe de Jesús Calderón Hinojosa, né le 18 août 1962 à Morelia (capitale de l'État du Michoacán), est un homme politique mexicain conservateur membre du Partido Acción Nacional. Il a été élu président de la République le 2 juillet 2006 et confirmé comme tel par le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la fédération le 5 septembre 2006. Il a pris ses fonctions le 1er décembre 2006.


Roberpierre

jeudi 26 février 2009

Tehuantepec, Oaxaca




24février 2009
Tehuantepec, Oaxaca
vers San Cristobal de Las Casas, Chiapas.
La région de Tehuantepec, plate et tropicale, occupe la surface de l'isthme qui sépare l'Atlantique du Pacifique sur une distance de 225 km. Les femmes, gardiennes de la culture locale, portent la tehuana, ensemble brodé de fleurs.

Tehuantepec est une ville au sud-est de l'état mexicain d'Oaxaca. Son nom vient du nahuatl et signifie colline du jaguar. Peuplée de 33 500 habitants, elle donne son nom à l'isthme de Tehuantepec
Ville étape sur la route du Pacifique et du Chiapas.

Tehuantepec, un arrêt obligé.
Un autre monde, une autre tribu, un marché public plus gros que la ville, tout le monde y est, « los ninios, la mama, el hermano, la hermana », le grand-papa, la grand-maman, le beau-frère, ils y sont tous et sans âge et pourtant il y a des jeunes et des vieux…des très jeunes et des très vieux.

A l’intérieur du marché c’est surement trop cher, alors au fil des ans on a toléré de s’installer dehors, le long de la voie ferrée abandonnée, si bien qu’aujourd’hui il est pratiquement impossible d’aller à l’intérieur tellement tout se passe à l’extérieur… un achalandage innommable…
Qu’est ce qui est frais, qu’est ce qui ne l’est pas ?… quand ça grouille encore c’est que c’est frais…
Et quand ça grouille trop, il faut jeter!

Il est 6h30 le matin et c’est déjà tout vivant, il est minuit et on ne fait que recouvrir de bâches les étals. Tout ce qu’on a pas pu vendre on espére que demain ça grouillera encore.

Quelques mystères.
Il y a de ces mystères que je ne me m’expliquerai jamais :
La virginité de Marie et la conservation de la nourriture au Mexique que j’ai visité.
A voir le nombre d’enfants et de femmes engrossies ici qui sont à genou devant la vierge Marie, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans la recette ou dans la prière.
Ici à Tehuantepec, pas moins de 16 églises pour moins de 30 milles de population! C’est plus qu’à Montréal dans ses meilleures années.

Mon petit déjeuner ce matin me coûtera 1.50$ C’est deux bananes choisies sur une montagne de bananes que personnes ne veut plus, c’est une mangue choisie sur une montagne de mangues que personne ne veut plus, c’est une orange choisie sur une montagne… et un Yogourt au fraises emballé et maintenu au frais dans un frigo de fortune…avec un compresseur qui en est à sa sixième vie…
Tout le reste sera jeté!!

Les seuls frigos modernes que l’on voit dans tous ces «mercados», ces « tiendas » et ces «abarottes» du coin, sont consacrés à maintenir au frais (c’est affiché -2, -1.7, -2.1) surtout la bière, le Coka-Cola et occasionnellement l’eau. Ce sont des frigos tout neufs, tout en couleur, fournis par les compagnies. Pour le reste, se sont des périssables qui périssent.
A l’œil le taux de survie doit être de 30% à 40%, le reste c’est pour les canards…
Comment y arrive-t-il ? Voilà le 6ième mystère encore inexpliqué!

Ouff!!!

Roberpierre

mardi 6 janvier 2009

Mex. Mexicali, Hôtel, Frontière


A la frontière bordélique au Nord Ouest du Mexique, après d'interminables courses à travers la ville pour entregistrer le véhicule étranger, (enregistrement obligatoire), après avoir fait face au cynisme des douanioers mexicains qui me confondent toujours avec les Étas-uniens de qui ils se moquent, (à cet égard, ils sont pires que moi!) après avoir fait valoir toutes les qualités du bon québécois qui parle espagnol, je n'avais qu'un but: fuir vers le sud et sortir de ce merdier.
A la sortie de la ville, passé le nouvel aéroport, au milieu d'un développement immobilier tout empoussiéré, cet hôtel!
Pour 25$Can. Architecture attrayante, aux couleurs formidables.


Entrée privée et sécurisée pour l'auto, air climatisé, télévision et internet, eau chaude et froide, eau potable à volonté. Un lit trop grand pour moi...c'était ma récompense. En espérant que ce genre de truc existe un peu partout sur le territoire... on verra.
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mercredi 17 décembre 2008

De San Diego, É.U. à Cantamar, Mexico


Enfin quitté les États-Unis, sa ville parfaite San Diego (Saint-Pierre) avec des "joggers" tout en lycra, des cyclistes sur des roues et des cadres en fibres de carbone, des casques aérodynamiques, des cheveux blonds et des yeux bleus. Si vous n'avez pas ce "kit" on peut vous le vendre ou le louer...Il y a le temporaire ou le permanent…

Ensuite il faut sourire devant une hypothèque de 2,3,4 mille dollars par mois pour des valeurs de propriétés de 1,2,3, million$ au bord de l’eau ou 300, 400, 500 mille$, si vous êtes ailleurs. Votre voiture louée doit être propre et il vous faut quelques mexicains de service pour refaire la platebande de fleurs une fois de temps en temps ainsi qu'une femme de ménage… pour la placer dans la conversation.

Tout est là! La perfection... A SanDiego, on ne veut pas de problèmes, on a même pas de tremblements de terre, ils s'arrêtent pas loin de Los Angeles, les pauvres !!
On respecte tout, le recyclage est au max... on a 300 jours et plus de soleil par année et tout semble idyllique...même la pluie leur fait plaisir, et il pleut ! On est aux zoizeaux !!! San Diego vient d'enregistrer un record à vie de précipitation.

Un p’tit sandwich jambon gruyère (du vrai) pour 8.50$ X 1.32 tx de change et vous avez payé 14$ can. environ pour un sandwich dans une très grande assiette…

Reçu de façon adorable par des amis de Jacques, sa belle-famille, on m’a même offert la plus belle chambre de la maison, de quoi je me plains? Sacré Roberpierre !!!

Après deux nuits de ce régime princier, c’est le départ pour le Mexique, un arrêt ici pour voir la plus récente bibliothèque municipale qui a reçu des tas de prix d’architecture,

Il y a aussi l'église de la religion des Mormons d’une si grande sobriété,







De Le Petit Guide Roberpierre Illustré des USA


toute blanche en pierre. Du granite, ou du "quartzite" je crois, pourquoi pas ? Les religions ont le vent dans les voiles...

Et c’est la course tout en retard, pour se rendre, côté mexicain, à la "Fonda" restaurant à la Mission » au bord de la mer, où Nicole, Sarah, et John nous attendent déjà depuis une heure et plus devant des verres de Tequila presque vides et des nachos épicés à volonté…dont les restes refroidis en attendent d’autres…

La frontière est transpercée à la vitesse de l’éclair, on en choisi au hasard un sur 300, pour « inspection » les autres passent incognitos, j’ai passé si vite que je n’ai jamais su de quel côté j’étais jusqu’à ce que je me rende compte qu’il y avait partout des nids de poule, j’étais au Mexique !!
Je me sentais presque chez moi…
Par les temps qui courent les trafiquants ont de la peine à traverser la crise monétaire, des armes contre de la drogue. Ça fait des morts et ça coupe des têtes…la frontière en a plein les bras !



Je serai le chauffeur désigné…. Mes hôtes en profitent pour se la saouler douce ….

Arrivés à la maison de Cantamar (Le chant de la mer) vers 20h00, un clôture contrôlée et surveillée nous donne accès à un petit ensemble de maisons en maçonnerie et enfin la porte s’ouvre sur le nid de Jacques et Nicole.




Ni un ni deux, un peu, pas mal de musique cacophonique joyeuse et sans prétention et tour à tour les plus faibles lâchent le jour pour aller se reposer dans le nuit profonde…
La suite dans quels jours....