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mardi 24 mars 2009

Mex.Matamoros à la frontière


Nous voici à la vile frontière, la grande porte du Mexique. Au centre historique, la façade de cette église doit faire au moins 25 mètres, au coeur de la Ville, en face d'un parc magnifique qui grouille de monde, des enfants, des viellards, de la musique, des laveurs de voitures et des cireurs de souliers, des vendeurs de tacos et de jus de fruit...etc...

L'architecte du projet est un ingénieur, et à l'intérieur, au frais à l'ombre c'est le curetage total, aux frais des paroissiens catholiques de la paroisse... je connais des curés d'ici qui rêvent d'une pareille situation...
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lundi 23 mars 2009

Merida, Yucatan

11 Mars 2009 Campeche à Merida, Yucatan. Le fourneau!

Sans plage, au milieu de la plaine, on s’y rend facilement, l’autoroute jusqu’à la capitale…J’ai RdV avec le concessionnaire « Canon », au centre-ville, je cherche un magasin de sport spécialisé pour remplacer une tige structurale d’une tente qui m’a làaché le premier jour en service et il y a la vilel elle-même qui a toute une histoire à raconter…

En périphérie c’Est tout de suite le WalMart, les Home Depot, les Office Depot, les Power Center, les Burger King, les MacDonald, les Sams’ Club… oufff!!! On se croirait au Québec, ici les palmiers ne sont pas en plastique!

Le mercure affiche déjà 35 degrés et il est 9h00… je fonce vers le CENTRO en longeant l’aéroport, ça roule serré…toutes les fenêtres ouvertes, un autobus municipal me crache un panache de fumée noire directement dans la face! Le camion qui m’accompagne tire deux remorques en sautillant au dessus d’un « topes » et de 4 « vibratores » je le rejoins facilement, lui aussi m’encense d’un autre panache de diesel en pleine figure… .
On m’avait dit ce sera juste à côte de l’Église… il y en a 5 sur la 60 ième! J’en choisi une au hasard puisque les adresses des bâtiments ne sont pas affichées!
J’ai choisi l’église la plus éloignée, j’aurai une course de sept coins de rue… la rue va chavirer, tout le monde se promène du côté du mur à l’ombre, je fais de même…

Je sue à grosses gouttes… les gens me regardent comme si je sortais d’une plage qu’ils n’ont jamais vue, qui n’existe pas. Une Église, une autre, un autre elles font toutes partie d’un programme de sauvegarde et de restauration… j’espère que je pourrai prendre quelques clichés à mon retour, si le réparateur accrédité, réussit à y extraire le « sort jetté » par la sorcière en deuil du village dans les montagnes du Chiapas!.

Enfin j’y arrive, il fait près de 44 degrés à l’ombre, je bois et je sue!
Une petite boutique, plus petite que l’affiche « CANON » qui bat au vent. J’entre dans le frigo, ils ont installé l’air climatisé. Toutes la fenestration est « miroir ». Je demande des « serviettas » pour m’éponger, on arrive avec le rouleau de papier de toilette, un rouleau tout neuf, juste pour moi. Ça c’est du service de première classe.
On comprend vite que je suis de passage et que je désire retourner à Campeche, sur le bord de la mer au plus tôt… le technicien termine un travail urgent, il tasse tout de côté et installe mon petit truc sur la table d’opération,…15 minutes plus tard, il a nettoyé le « sort » tout fonctionne à merveille.
Je retourne dehors, c’est le four! Il fait maintenant un bon 45 degrés… je prends en vitesse toutes les photos que je m’étais promises de prendre, je me rends même au-delà de ma voiture stationnée pour visiter la grande place, emmurée du palais municipal, du gouvernement de l’état. Ce qui explique la présence de militaires, de gardes civiles et tellement d’autres qui sont en uniformes!.

Pour la structure de ma « casa de la campania » je devrai aller jouer dans la ceinture urbaine où sont réunis tous ces méga commerces états-uniens.
Je défais ma route, le grand « malecon » ne s’est pas vidé de tous ses camions, autobus et taxis, j’arrive en périphérie , je me sens comme catapulté..
Rien, ici il n’y a pas le magasin qui tienne ce type de tente… J’irai chez Home Dépôt me bricoler qulequechose avec des gougeons et des manchons en tuyau de cuivre en espérant que ça fonctionne.

Il est 15 heures… il fait toujours 45 et je fonce sur l’autoroute en direction Nord… fini le Yucatan, finie la visite de Merida, sortir du sauna au p.c. comme disait Max Bernier, quand il était dans l'eau chaude. Je serai à Campeche dans deux heures, à la « Playa Bonita », j’irai dans la mer me rafraîchir, me baigner un peu et apprécier un bon verre de vin au coucher du soleil!

La « Playa Bonita », c’est la totale « Basura ». Même plus de place pour une autre cochonnerie, la plage est totalement souillée de bouteilles et d’assiettes de plastique, de canettes de bière, de couches de bébé souillées, de, de, de, de,… je retourne au CENTRO HISTORICO de Campeche, une douche m’attend et un parc formidable pour y passer la soirée en meilleure compagnie

J’ai invité l’Office du tourisme local à cesser de nous vanter les beautés de cette plage, la seule accessible.



Roberpierre

dimanche 15 mars 2009

Campeche


En face le golfe du Mexique, à gauche le Nord, à droite le Sud

10 Mars 2009 De Palenque, Chiapas,
A Campeche, Campeche.

Je prends mon temps. Surprise droit devant, l’Atlantique (Le Golfe du Mexique)! Cinq minutes à peine après avoir déposé chez lui un jeune militaire pris sur le pouce. J’arrête un moment : à gauche le nord, à droite le sud. J’hésite, le vent frais du large me réconforte, du coup ça passe de 40 degrés à 32 degrés… il y a l’eau, des plages, j’ai encore du temps, le Québec ne fait que commencer son dégel…

Ce sera Campeche au Sud…un magnifique et immense hôtel-restaurant tout de pierre, regarde la mer… Ce sera une salade de fruits de mer à la « cevice » et deux « Coronas con lemon, per favor ».

Merida la capitale du Yucatan n’est plus très loin, il y a une agence « Canon » pour réparer le sort jeté à mon appareil photo, il y a un centre spécialisé d’articles de plein air pour réparer la structure de la tente, il y a un « Coppel » pour changer mon petit sac-à-dos qui se promène la gueule ouverte depuis trois semaines et il y a Merida la capitale du Yucatan…
J’ai tout trouvé sur internet en léchant mon assiette avec ce qui reste de pain dans le petit panier et en vidant la burette pleine d’une huile à l’estragon et à la lime. L’addition est un peu salée mais on doit s’y attendre en face de la mer.

Campeche m’accueille à la brunante, à ma gauche je longe la mer et le soleil couchant, l’ouest s’est déplacé, tellement le Mexique à cette extrémité ressemble à un croissant ou à la queue d’un écrevisse, et du coup au pays de l’est je peux encore apprécier un soleil couchant. C’est déroutant!

On trouve plusieurs photos au site du routard.
http://www.routard.com/guide_voyage_lieu/4034-campeche.htm

Tout le long d’une route large, à quatre voies et un terre-plein, aménagée pour accueillir les piétons, les flâneurs et la vie moderne ne font aucun bruit. En retrait à droite une cité (dans le sens de citadelle) qui emmure sa vieille ville, seuls les clochers d’une Cathédrale éclairée percent. C’est le début d’un soir tout en calme et en douceur.

La playa "Bonita" n'a que le nom pour s'enorgueillir..tout le reste n'est que déchets et pollution.

Ce CENTRO HISTORICO est aussi beau et aussi riche que celui de SanCristobal et la température est de 26 degrés. Je resterai ici, en face de l’Église, dans l’hôtel Campeche, qui ferme ce carré et qui fait partie de tout cet ensemble restauré récemment (entre 10 et 15 ans).Depuis 1997 les gouvernements ont investi beaucoup dans le potentiel touristique que représente ces cités historiques. A elle seule la reconstitution du musée de la culture populaire aura coûté 4 millions$Can. C’est une ancienne grande résidence bourgeoise espagnole abandonnée pendant 20 ans.

Juste à côté, à l’hôtel Campeche, ce sera 17$ pour la nuit. La chambre est fraîche, la salle de toilette est mal dessinée mais très propre.

La pleine lune apparaît entre les deux clochers de la cathédrale. Il y a des tables et des chaises. Je prends ma douche et je sors dans le parc avec ma guitare, mon p’tit « tortilla » à la Roberpierre et un verre de vin.
Des enfants s’attardent avec leurs parents pour écouter en silence, le sourire aux lèvres, un peu intrigués, des chansons en français. Ils sont mignons. Ils bougent volontiers et tapent sur tout ce qui leur tombe sous les doigts.

Le cireur de souliers (il y en a dix dans ce parc) me propose: « La vie en rose » en chantant deux ou trois mots suivis d’un clin d’œil.

Un autre groupe d’étudiants deux « chicos » et deux « chicas » de 13 et 14 ans, tous vêtus en tenue d’écoliers à pareille heure me demandent pour une entrevue d’une heure. Ce que je pense de la Ville, de l’État, du Pays, des mexicains, de leur us et coutumes…etc…
Eux se vident le cœur à leur tour… : le manque d’occasions pour le travail, la corruption policière, l’acharnement des trafiquants de drogue, la pauvreté de leur peuple, la ségrégation raciale, la pollution, le manque de recyclage, l’omnipuissance et l’omniprésence des États-Unis dans le monde et en particulier au Mexique… tout y passe.
Pendant ce temps, mine de rien, en silence, un patrouilleur policier fait le tour du quartier en soulignant sa présence avec ses gyrophares clignotant. Je ne les ai pas comptés mais il a du faire au moins 20 fois le tour du quartier.

Je retourne au lit épuisé, relaxe, détendu pour y dormir comme une pierre.

Les mexicaines et les mexicains sont à peu près tous moulés comme de petits barils pas très hauts, pas trop gros. Les femmes ont de bonnes fesses et les hommes pas du tout! Je sais! Je généralise, mais je n’ai que deux yeux et deux mains, moi aussi j’espère en voir plus!

Il n’y aura pas de photos! Espèces de voyeurs!

Demain ce sera Merida à deux heures de route!

Roberpierre

jeudi 12 mars 2009

Campeche, CENTRO HISTORICO


Au petit matin, les ombres s'étirent sur la pelouse et en déjeunant je vous invite à faire le tour de ma table...


Ce quartier est en restauration depuis 1997, il fait 22 degrés, le soir le parc est animé et tous les bâtiments sont léchés d'éclairage discret.
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vendredi 27 février 2009

SanCristobal de Las Casas, Chiapas

25février 2009
San Cristobal de las Casas a été fondée en 1528 par Diego de Mazariegos. Elle fut une des premières villes de l'Amérique du Nord espagnole. D'abord nommée « Villarreal », au moment où elle acquit le statut de ville, elle prit le nom de son fondateur « Ciudad Real de Mazariegos ». Après l'annexion du Chiapas au Mexique, elle fut renommée San Cristóbal de Las Casas (« de Las Casas » en hommage à Fray Bartolomé de Las Casas, premier évêque de Ciudad Real).

Elle fut capitale de la province de Las Chiapas depuis l'époque coloniale jusqu'au début de l'époque connue comme porfiriato. Le pouvoir quitta la ville pour passer à Tuxtla Gutiérrez ce qui fit naître une rivalité entre les deux villes. La lutte fut gagnée par Tuxtla. Un conflit pour les mêmes raisons réapparut au début de l'époque de la Révolution Mexicaine, San Cristóbal s'étant mis du côté des porfiristas, les futurs perdants.
Actuellement, elle est la capitale de la culture chiapaneca où vivent différentes ethnies. Elle n'a pas plus de 200 000 habitants, et occupe le 3e rang en importance économique au niveau de l'État. Il s'agit d'une ville très touristique.
J’avais le choix.
Prendre l’autoroute payante et rapide, la « cuota » (40 minutes) ou bien la route nationale « Libre » 1h30. Il est 14h00.
Eh bien j’ai pris la « Libre » toute en courbes qui gravit ses 2100 mètres avec des percées sur des vallées à couper le souffle, qui regardent l’ouest et le nord ambré par un coucher de soleil magnifique.

Si je dois mourir ce sera ici, la route est étroite mais je commence à m’y faire, je dois vaincre ce vertige, j’ai tout mon temps…
Je roule à 40, 50 km/heure.

Ça ira, ça passe, j’entends un immense train routier gémir, rugir, en descendant, espérant que ses freins tiendront le coup, il transporte deux fardiers de pétrole « peligrosso ».Il me salue de la main comme s’il transportait du maïs soufflé, sa dent en or brille au soleil.
A 1500 mètres je m’arrête, aucune photo ne peut rendre pareille sensation, à ma droite un bouquet de femmes du pays portant le costume du pays, (bleu cobalt et noir dans un coton épais et des ceinturons en rouge et ocre) se cachent le visage de peur d’être prises en photo, elles transportent des fagots coupés en montagnes, à gauche des hommes avec foulard et machettes ont empilé des tas de branches et du bois pour le feu.
D’autres les ramassent et les transportent dans leur dos, retenus par une large sangle de cuir sur le front. Ils me toisent en me faisant un signe comme si je leur devais quelque chose d’avoir passer sur leur territoire. Les femmes font à peine 4 pieds et les hommes guère plus. Ça explique la hauteur des chaises que je vois un peu partout.

Je prends la photo inutile qui ne traduira jamais ce sentiment de vertige, de grandeur, de lumière et d’être étranger à cette réalité à laquelle ils sont totalement adaptés depuis de milliers d’années. Ils parlent entre eux une langue qui ne ressemble en rien à l’espagnol et ils se moquent de moi.

Encore 20 minutes et je serai à SanChristobal qu’il me dit en me tendant la main pour recevoir un pourboire qui lui semble dû. L’insulte me monte à la bouche, je me tais, je récupère mon auto et je file…

Je sais que j’en aurai pour 45 minutes et que j’ai en poche l’endroit exact où on m’a dit de me rendre à destination. J’ai donc tout mon temps avant le coucher du soleil… je respire.
Je me masse le cou à gauche et à droite… c’est raide mais ce sera comme ça encore quelques temps… La musique du groupe « Fractal » joue à plein tube, le ventilo aussi et les fenêtres ouvertes à pleine grandeur ajoutent au brouhaha !

Tout ça dans une petite Yaris qui porte fièrement sur son capot l’inscription LAVAME por FAVOR, tracé dans la poussière accumulée en trois semaines à Zipolite.

Je sais que je serai dans le « Centro Historico » de San Christobal à l’intersection de la « calle du 5 mayo le jour de l’indépendance (une des douze fêtes nationales) (1862 : Mexique : Première bataille de Puebla entre les forces françaises et mexicaines.) et de la « calle du 28 augusto ???(Je n’Ai pas encore retracé qu’elle fête c’était celle-là!».

Les rues sont ainsi baptisées partout en mémoire de dates qui ont marqué l’histoire du Mexique.
Ils ont le « Je me souviens » en détail !

Le centre ville hitorique (El Centro Historico)
Quelle ville!! Je n’ai rien vu de tel au Mexique depuis mon départ…c’est de toute beauté.

Il y a des quelques uns qui s’occupent de cette ville depuis longtemps, il y a des architectes et des urbanistes à l’oeuvre, des places publiques dégagées et utiles, des parcs ombragés, des rues commerçantes toute en vie et toute en retenues, un éclairage adéquat, des affiches en ingéniosité et en discrétion tout à la fois, on est loin des ces maudites enseignes à la MacDonald, Burger King, Kentucky Fried Chiken, Dunkin Donuts et j’en passe… La musique dans la rue est présente mais jamais criarde, on entend de l’espagnol ici, ce n’est pas comme à Magog où on se sent obligé de nous laver les oreilles avec de la musique des É.U. constamment.
Il y a de tout pour tous à tous les prix, la rue principale a été transformée en rue piétonne elle est pleine et les marchands s’en réjouissent… quel bon vent que cette ville…Je la souhaite à beaucoup de monde.
C’est une ville touristique, fréquentée par une grande majorité de Mexicains, c’est beau à voir. C’est l’activité commerciale principale.
J’ai rencontré le directeur des services d’urbanisme et d’architecture de la ville et il me dit que depuis 50 ans, tous les efforts se font pour préserver l’authenticité historique de cette ville, ils ont même procédé à la démolition d’un projet de 16 étages prévu en plein cœur historique de San Christobal et l’ont transformé en place publique, qui abrite aujourd’hui les services municipaux en sous-terrain !!!

Le soir il fait frais et le jour il fait chaud, c’est l’hiver ici. J’ai mis mon coupe-vent.

Du centre où se concentrent l’Hôtel de ViIlle, deux églises impressionnantes autour d’un « square », s’ajoute un parc magnifique avec un kiosque où le soir c’est un restaurant qui diffuse la musique locale en direct qui se propage partout…

De là on rayonne vers le grand marché, ou encore on est attiré par une perspective qui nous amène à un oratoire, et c’est comme ça dans toutes les directions…

Ça fait du bien! Je suis à deux minutes de tout ça et dans mon petit hôtel la Posada Gahesha (un autre centre de Yoga) c’est la paix et le silence…Vraiment les Mexicains en raffolent de ces centres, depuis que je suis dans le SUD du SUD…il y en a partout! C’est un cas!

Faudra mettre un homme la d’sus!

Roberpierre