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mardi 19 mai 2009

Québec, Estrie, Mont-Orford, Corvée Nettoyage


Ah comme le Parc est beau et propre,,, la nature magnifique et les paysages formidables !
Ce sont les "amoureux de la nature et du plein air" qui nous laissent sur leur passage plus que des traces de leur pas....

Juste pour venir au sommet cueillir ces déchets, il lui faut consommer plus de 10 litres d'essence!! Il a fait au moins deux bons voyages!
Pensons-y la prochaine fois qu'on jette par dessus l'épaule un petit ZipLock bien ordinaire et une canette de jus de légumes bien bon pour la santé. C'est moi cette fois qui vous ai ramassé.
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Qc-Retour à mon environnement: Mont Orford, Estrie


L’association Les Amis du Parc du Mont-Orford Inc. et la Coopérative de Solidarité du Mont-Orford Inc. ont uni leurs voix et leurs bras pour la corvée annuelle de nettoyage des trois sommets de la station de ski du Mont-Orford.

En ce dimanche 18 mai 2009, la température fraîche et une bonne bise printanière constituaient des conditions idéales pour une randonnée et une corvée de nettoyage.
À voir le stationnement presque complet, je croyais que nous serions plus de cent personnes au rendez-vous.
A 13 h00, nous n'étions qu'une dizaine de braves au pied de la montagne armés de deux sacs, un pour le recyclable, l’autre pour l’enfouissement, prêts à nous attaquer joyeusement aux trois sommets. Ouff!

En ces années où le discours « vert » est omniprésent, il est difficile d’expliquer le nombre si peu élevé de bénévoles pourtant invités par centaines à participer à cette corvée annuelle de nettoyage. (?)

Les visiteurs, amateurs de randonnée, venus d’un peu partout, ignoraient complètement la nature de ce projet. Je suis convaincu que la présence d’un petit kiosque d’interprétation aux couleurs de l’Association et de la Coopérative les auraient intrigués et ils se seraient joints facilement à nous, les invitant à prendre un sac et à faire leur part au fil de leur parcours.

Tout cela aurait contribué à multiplier par 100 cette activité de plaisir et de sensibilisation.

À remarquer le nombre élevé d’enfants présents, je suis convaincu que cette initiative aurait aussi intérêt à cheminer dans les écoles.

Au terme de trois heures, notre équipe réduite a réussi tout de même à ramasser l'équivalent de deux voyages pleins d'une camionnette de 3/4 de tonne de déchets laissés par les «amoureux du parc et de la nature »!

Les endroits les plus pollués sont les belvédères où on est invités à contempler les beautés grandioses et pures du paysage estrien. Les déchets les plus fréquents sont des sacs en plastique (ZipLock) utilisés pour les collations ainsi que les cannettes de tous genres en aluminium. Pour le reste je vous invite à scruter les photos jointes.

Nous sentons-nous assez responsables de notre environnement pour nous assurer que nous ne laissons derrière nous que l'empreinte de nos pas?

Roberpierre Monnier, Ste-Catherine-de-Hatley
Membre de l’association: Les Amis du Parc du Mont-Orford Inc.
Membre de la Coopérative de Solidarité du Mont-Orford Inc.

jeudi 22 janvier 2009

Vers Acapulco

J’ai quitté PuertoVallarta sur la pointe des pieds, personne ne s’en est rendu compte à l’exception de la belle Dora à la caisse qui a défroissé mes derniers 250 dineros… deux bisous sur la joue et me voilà reparti…
J’ai profité de l’occasion, tous les regards étaient tournés sur les petits écrans pour voir Monsieur Obama devenir le premier président noir (pâle) des États-unis, du monde entier qu'un commentateur a dit...mon espagnol est ce qu'il est mais enfin... el presiedent del mondo...


Je sais maintenant que je peux défaire tout ce chemin si jamais… mais je suis maintenant convaincu que la route sera facile et elle l’est, luxuriante de verdure, de points de vue, des marais salés mouillés par les marées successives et ainsi de suite…J’ai à la fois le goût de m’arrêter et prendre encore plus mon temps et le sentiment que je dois avancer, le pays est grand… à chaque 30, 40 kilomètres de route, on nous invite à se rendre au bord le mer à 10, 20, 5, kilomètres où un hôtel, une plage nous attend.
Il est passé midi, le soleil est cuisant maintenant, à la prochaine , j’y vais, je suis chanceux, une point de 3 kilomètres seulement… ce sont des lieux fréquentés, un immense parc de motorisés dorment, tout déployés, « tranquilo » sous les palmiers. Les plaques sont de partout : Beautyfull British Columbia, Arkansas, Mexico, Québec, Ontario, California…
La plage s’étend sur des kilomètres de part et d’autre, un petit commerce ombragé sert de dépanneur animé par une famille ou grand-papa regarde au loin, la maman gère et mène, le papa travaille à casser des noix et les enfants au nombre de trois sont assis sur le plancher de sable à côté du chien qui s’éloigne de toute forma d’activité…
La plage est accessible à tous, il faut d’abord traverser le petit pont de fortune fait de sac de sable entassé pour saluer deux alligators qui n’ont pas faim…
Une question me chicotte : Bonjour qu’est-ce que vous êtes venus faire ici ?-Rien! Pendant combien de temps ? -Aussi longtemps que possible.
Je ne suis pas rendu encore à ce stade. Passer trois mois à ne rien faire, assis à l’ombre des palmiers, se saucer dans le mer et revenir manger et dormir…
Une saucette et je reprends la route…
J’entre alors dans un immense parc national consacré à la préservation du patrimoine mondial de la biosphère, j’ai repensé un instant à notre reconquête du Mont Orford, ils ont embauché une équipe d’émondeurs pour entretenir certaines espèces fragilisés, une équipe de quatre hommes armés de machettes qui vont y travailler pendant 4 mois. C’est un immense territoire qui va depuis la mer jusqu’en forêt, partout sur ma route des affichent nous indique que nous sommes sur ce territoire surveillé par des gardes armés, on y protège , des pumas, entre autres…, il semble qu’on y cultive aussi des sortes de palmiers nains et d’autres espèces qui me sont totalement inconnues…
Il me reste une heure avant la nuit et je dois remplir mon petit frigo portatif, je n'ai pas mangé de la journée , je dois absolument me trouver un refuge sur le bord da la mer…
La carte routière n’est pas précise, je demande alors… allez là, demandez Hernandez, dites-lui que c’est moi Maghaly qui vous réfère, il a un p’tit hôtel minable et charmant sur la plage…
IL fait nuit, Hernandez est là souriant, me reçoit, et m’offre la seule chambre disponible, propre. Je m’installe, pas d’eau chaude, ce sera la douche à l’eau froide …brrrr!
Il y a des tables et des chaises dehors sous l’abri. Toute la famille est là et il y a l’oncle, récemment veuf, venu de Guardalajara, à deux heures de routes, 1.7 million d’habitants. Il est seul maintenant, il voit ma guitare et me demande d’en jouer et de chanter… il en pleure! C’est un très bon percussionniste, il me montre la photo de sa très jolie femme, il m’offre un verre de Tequila que je refuse et lui offre un verre de vin qu’il n’acceptera pas.
Un groupe de jeunes français sont là depuis deux jours et repartiront dans deux jours, ça fait du bien de causer en français un instant, je suis dans un site recherché par les amateurs de « surf », on me dit que la plage est particulièrement configurée pour les sensations fortes, prière d’en tenir compte pour la baignade me dit-on.
La grand-maman, le papa, les deux enfants sont tous assis et la nuit n’a plus de temps, seulement la fatigue me mène au lit…
Demain je crois rester pour une journée entière, j’ai été bien accueilli ici. Je partirai demain.
Roberpierre